Les Passions de l’âme
Wikisource propose plusieurs éditions de Les Passions de l’âme.
Les Passions de l'âme
œuvre écrite
Genreessai
Auteur ou autriceRené Descartes
Date de publication1649
Langue de l'œuvre, du nom ou du termefrançais
Statut des droits d'auteurdomaine public, domaine public
Identifiant Bibliothèque nationale de France121473704
Identifiant Encyclopædia Universalis d'un articleles-passions-de-l-ame
Identifiant Encyclopédie de Chine (troisième édition)142645
Identifiant Freebase/m/02q4dj1
Identifiant Goodreads d'une œuvre23857111
Identifiant LibraryThing d'une œuvre1605629
Identifiant Open LibraryOL1151487W
éd. originale, 1649
éd. Cousin
éd. Adam et Tannery
édition de 1649
René Descartes
Les Passions de l’âme
éd. originale, 1649
Première partie
Seconde partie
Troisième partie
édition Cousin
René Descartes
LES PASSIONS DE L’AME
Œuvres de Descartes
, Texte établi par Victor Cousin
, F. G. Levrault, 1824, tome IV (p. 530).
Lettre I à Descartes
Lettre I à Descartes.
Réponse.
30
Lettre II à Descartes.
32
Réponse.
34
Ire Partie. — Des passions en général, et, par occasion, de toute la nature de l’HOMME
37
IIe Partie. — Du nombre et de l’ordre des passions, et l’explication des six primitives
85
IIIe Partie. — Des passions particulières
163
Première partie
René Descartes
Les Passions de l’âme
Henry Le Gras, 1649 (p. 1-78).
◄ Privilège
Seconde partie
Première partie
bookLes Passions de l’âme
Et par occaſion de toute la
nature de l’homme.
A r t i c l e I.
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ue ce qui eſt Paſſion au regard d’un ſujet, est touſiours Action à quelque autre égard.
IL n’y a rien en quoy paroiſſe mieux combien les ſciences que nous avons des anciens ſont defectueuſes qu’en ce qu’ils ont eſcrit des Paſſions. Car bien que ce ſoit une matière dont la connoiſſance a touſiours eſté fort recherchée ; & qu’elle ne ſemble pas eſtre des plus difficiles, à cauſe que chacun les ſentant en ſoy-meſme, on n’a point beſoin d’emprunter d’ailleurs aucune obſervation pour en découvrir la nature : toutesfois ce que les Anciens en ont enſeigné eſt ſi peu de choſe, & pour la plus part ſi peu croyable, que je ne puis avoir aucune eſperance d’approcher de la vérité, qu’en m’éloignant des chemins qu’ils ont ſuivis.
C’eſt pourquoy je ſeray obligé d’eſcrire ici en meſme façon, que ſi je traitois d’une matiere que jamais perſonne avant moy n’euſt touchée. Et pour commencer, je conſidere que tout ce qui ſe fait, ou qui arrive de nouveau, eſt generalement appellé par les Philoſophes une Paſſion au regard du ſujet auquel il arrive, & une Action au regard de celuy qui fait qu’il arrive. En ſorte que bien que l’agent & le patient ſoient ſouvent fort differens, l’Action & la Paſſion ne laiſſent pas d’eſtre tousjours une meſme choſe, qui a ces deux noms, à raiſon des deux divers ſujets auſquels on la peut rapporter.